02/07/2019

SITHER & AMBROISE: interview de sa créatrice Cynthia Sither

Rencontre dans l’intimité du showroom à Tourcoing de la marque Sither & Ambroise avec sa fondatrice Cynthia Sither.  Focus sur une créatrice passionnée qui développe un concept innovant de combinaisons universelles à porter en toutes circonstances.

Bonjour Cynthia, parle nous de toi et de ton parcours 

Créatrice de bientôt 30ans (dans deux semaines), je suis originaire de Paris et suis venue m’installer dans le Nord il y a une dizaine d’années. Je suis tombée amoureuse de la ville de Lille et en tant qu’artiste /modéliste, j’ai été amenée à découvrir le bassin textile régional. Passionnée de sport (basket) et de musique, j’ai eu la chance de créer ma start-up en février 2019 avec une marque de vêtements à porter pour toutes les femmes.

Ta vision de l’entrepreneuriat : qu’est – ce que ça t’apporte, pourquoi tu t’es lancé(e) ?

Ma vision générale de l’entrepreneuriat c’est la liberté, l’accomplissement de soi, d’une idée, un challenge personnel mais surtout les rencontres humaines. Je me suis lancée car j’avais envie d’être mon propre patron, de créer une façon différente de travailler que lorsqu’on est salarié. Je voulais être contente et épanouie de partir travailler chaque matin. Créer mon entreprise me permet de m’exprimer, d’exprimer mon art et de rencontrer des personnes extraordinaires. Régulièrement, je peux aussi me former et développer des compétences que je n’avais pas encore pour plus de polyvalence.

Raconte – moi quelques moments clés dans la construction de ton projet ?

D’abord il y a eu le fait de quitter mon précédent atelier que j’occupais à Lille où c’était la « débrouille » et venir à Tourcoing pour un meilleur confort avec une vraie infrastructure et pouvoir recevoir du public. Cela a été un vrai tournant à mes yeux.

Ensuite, il y a eu la grande remise en question : recommencer mon vrai rêve et choisir le concept. Accepter d’abandonner mon ancienne activité pour lancer mon idée de combinaison universelle et l’assumer complètement.

Être aidée financièrement par l’incubateur dans le développement du projet a été clé pour moi car cela m’a permis d’aller chercher des fournisseurs, des ateliers de fabrication tout en apprenant des échecs avec certains.

Je ne sais pas si c’est un moment clé mais plutôt un constat continu dans la construction de mon projet : j’ai appris à avancer avec un cercle de personnes tout en me séparant de personnes avec qui les visions variaient.

Et puis il y a eu le choix de l’univers de marque : apprendre à se connaitre, découvrir qui on est et réussir à transmettre ses valeurs et ce qu’on veut à travers les médias.

Enfin une décision essentielle et vitale au business de l’entreprise est arrivée : fixer des prix de vente déterminants dans l’activité de l’entreprise.

Rétrospectivement, qu’est-ce qui a été le plus difficile à gérer depuis ton lancement ?

L’organisation générale d’une entreprise car il y a beaucoup de choses à gérer en même tps. Par exemple gérer ses priorités, trouver ce dont on a besoin à un instant T, trouver des mannequins, ai – je besoin d’embaucher quelqu’un ? A quel moment ? Créer une équipe qui ait les mêmes valeurs que moi etc.

A l’inverse, qu’est-ce qui a mieux fonctionné que prévu ?

Les rencontres professionnelles extrêmement enrichissantes et la création de mon réseau. J’ai eu la chance de convaincre et faire passer une idée, raconter un concept qui a pris rapidement auprès du réseau. Les femmes que je ciblais se sont engagées naturellement dans mon projet et cela a été une grande fierté pour moi.

Où en es-tu aujourd’hui ? Quelle est la prochaine étape ?

J’ai officiellement lancé mon site donc la prochaine étape sera de trouver des lieux, partenaires pour faire connaître le concept pour rencontrer directement ma clientèle entre Lille et Paris. D’ici 2020, j’aimerais développer cette idée sur la France.

J’ai aussi été sélectionnée lors d’un appel à candidature pour participer au salon Who’s next à Paris en Septembre 2019.

Que t-a apporté le passage en incubation ?

L’incubation chez Innotex m’a aidé à m’organiser au quotidien.

L’aspect confort et l’infrastructure professionnelle (un vrai bureau, un espace de travail, pouvoir recevoir les clients, partenaires).

Faire partie d’un groupe de star-uppers qui ont envie de développer leur propre marque a été stimulant.

La mise en relation avec d’autres professionnels du textile m’a permis d’avancer plus efficacement sur la partie développement de produits.

Quels conseils donnerais – tu à un(e) porteur(se) de projet qui veut lancer sa start-up ?

Rester concentré sur son idée principale.

Bien s’entourer est un classique mais une vraie réalité.

Ne pas avoir peur d’investir dans un concept auquel on croit mais en ayant vérifié la preuve de concept (plus – value du projet, impact sur la consommation des personnes)